04/2020 - Publication CRISALIS #Mépolizumab #Asthme sévère éosinophile #Programme national accès précoce

Les membres du réseau CRISALIS / F-CRIN ont contribué à l'obtention des données  en "vie-réelle" du mépolizumab en France dans le cadre du programme français d'accès précoce d'utilisation (Autorisation Temporaire d'Utilisation nominative, ATUn) pour les asthmatiques sévères éosinophiles, programme ayant précédé la commercialisation.
 
Les résultats ont été publiés en avril dans la revue de la Société Européenne Respiratoire (ERS) "European respiratory journal".
 
Co-auteurs : Camille Taillé, Pascal Chanez, Gilles Devouassoux, Alain Didier, Christophe Pison, Gilles Garcia, Jeremy Charriot, Stéphane Bouée, Alina Gruber, Celine Pribil, Arnaud Bourdin, Marc Humbert
 
  • Voici un résumé de la publication :

Avant sa commercialisation en France, l’utilisation du mépolizumab a été autorisée par les autorités dans le cadre d’un programme précoce d’utilisation chez les patients asthmatiques sévères éosinophiliques (autorisation temporaire d'utilisation nominative, ATUn).

L’utilisation du mépolizumab dans ce contexte d’ATUn a fait l’objet d’une étude rétrospective observationnelle. Les objectifs étaient de décrire les caractéristiques initiales des patients, l’évolution de la sévérité de la maladie et les modifications de traitement au cours du suivi des patients traités ; la sécurité a également été étudiée.

 

Les résultats de cette étude ont été obtenus à partir de l’analyse des données hospitalières de 146 patients ayant reçu ≥1 dose de mépolizumab. Les données ont été recueillies jusqu’à 24 mois après l’initiation du traitement. Les patients avaient en moyenne 58 ans et souffraient d’asthme sévère depuis 13 ans en moyenne également. 37% d’entre eux avaient des allergies respiratoires.

Avant l’initiation du traitement, ces patients avaient en moyenne 5,8 exacerbations / patient / an, dont 0,6 et 0,5 nécessitaient une hospitalisation et des visites aux urgences, respectivement.

A l’issue des 24 mois de suivi après le début du traitement au mépolizumab, ces valeurs se sont améliorées à 0,6, 0,1 et 0,1 exacerbations / patient / an, respectivement.
La fonction pulmonaire et le contrôle de l’asthme sont également améliorées.
La consommation de corticostéroïdes oraux a été nettement réduite
: 92.8% patients en consommait avant le début du traitement versus 34.7% à l’issue des 24 mois de suivi. Le nombre d’éosinophiles sanguins a chuté (en moyenne 722 /µL avant traitement versus 92/µL à 24 mois).

 

Ces résultats confirment les conclusions des essais cliniques démontrant que le mépolizumab est associé à d’importantes améliorations de plusieurs paramètres cliniquement significatifs et a un profil de sécurité favorable dans une population souffrant d'asthme éosinophile sévère, en dehors de l'environnement contrôlé d'un essai clinique.

 
  • Pour en savoir plus, accéder à l'article en anglais complet en ligne en cliquant-ici, ou ici pour télécharger le pdf ).